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juin 2011
la culure Fang du Gabon
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2500942262962973851041137947253019299923067652901a1.jpg 1er partie:
la culture fang est facilement reconnaissable dans de nombreux phénomènes typiques que l’on retrouve partout où s’est installée cette ethnie en Afrique Central, dans les trois républiques du GABON, de GUINEE-EQUATORIALE et du CAMEROUN. Ces principaux phénomènes typiques – le récit épique du Mvet et toutes les danses culturelles qui en découlent plus ou moins directement, le culte fondamental des ancêtres > qui se célèbre au son auguste des xylophones >, le régime matrimonial de l’exogamie qui consiste à chercher obligatoiremnet son conjoint ou sa conjointe à l’extéreur de son propre clan – ces phénomènes typiques, disons-nous, caractérisent d’une façon radicale la culture Fang dans l’ ère bantoue qu’elle a envahie vraisemblablement depuis le XV-XVIe siècle.

Outre ces quelques faits indicatifs de la culture Fang sur lesquels on peut s’appesantir, il existe d’autres réalités tout aussi originales et intéressantes à analyser pour pénétrer les arcanes éthico-religieuses de la vie Fang. Il s’agit des notions comme celle de: village, > ou > ou ou > : c’est plus que l’agglomération de quelques maisons à la campagne. Le village désigne le lieu et tous les souvenirs qui y relient quelqu’un, à savoir, ses plantations, ses forêts, ses rivières, c’est le lieu sacré où ont vécu et continuent à vivre les vivants et les morts. C’est le poids d’affection que chaque Fang porte vivant au fond de son cœur par rapport au territoire où ses ancêtres ont planté leur demeure. Ce souvenir est inextinguible.

Notion de corps-de-garde > : cette construction capitale dans toute agglomération Fang: c’est le sujet même de la présente étude. Enfin la notion de > qui désigne un monde supra-sensible, plus réel, selon les initiés, que le monde apparent dans lequel nous nous mouvons. Ce monde ne se laisse pénétrer que par les initiés aux mystères de la vie. Le > dont la structure interne, complexe et énigmatique, échappe aux braves gens que nous sommes, connaît une intense activé surtout la nuit. C’est à la faveur du repos nocturne que les initiés, eux, entrent en action. Ils entreprennent des voyages, des travaux, toutes sortes d’occupations plus ou moins avouables. C’est une vision du monde si ancrée dans la mentalité Fang que le > submerge complètement la vie du monde terrestre et de tous les êtres. Tout y est organisé et semble se réaliser avec une précision mathématique sous l’impulsion et avec le concours des gands initiés du >, un village échappe-t-il à un cataclysme, c‘est toujours grâce au >. Et finalement tout phénomène qui sort de l’ordinaire relève fatalement du >.

Phénomènes sociologiques nombreux et aussi intéressants les uns que les autres, nous nous limitons ici à l’etude du corps-de-garde, > dans le village traditionnel Fang. C’est un sujet, semble-t-il qui comporte des éléments très révélateurs sur la connaissance profonde non seulement de la société Fang en tant que telle, mais sutout l’esprit à la fois hospitalier et fortement viril, voire belliqueux de cette ethnie.
Parler du corps-de-grande >, c’est parler nécessairement du village Fang. Car les deux réalisatés sont fondamentalement liées. D’une façon absolue, un village Fang, petit ou grand, ne se conçoit pas sans son corps-de-grande, son >, > au pluriel, deux, trois, et davantage encore.
Avant d’analyser en long et en large la notion d’> et toutes ses imbrications sociologiques dans la vie du village et du clan, nous situerons auparavant et décrirons le village Fang traditionnel.
Nous pouvons considérer le village Fang sous deux aspects principaux, sa situation géographique dans l’espace et dans le temps et son enveloppe psychologique. En d’autres termes, statistique et dynamique.

La constitution du village traditionnel Fang n’a pas tellement changé depuis fort longtemps. il sétend toujours de chaque côté de la route principale qui le traverse de part en part dans toute sa longueur. On peut remarquer quatre rangées parallèles de constructions: de chaque côté de la voie se situe au premier plan la rangée des maisions des hommes, mariés, toujours de part et autre de la route, les cuisines des femmes. Entre ces deux rangées d’habitations s’étend une cour d’environ six à huit mètres de langeur. Les maisons des hommes sont imposantes et jouissent d’un confort notable. Quant aux cuisines, ce ne sont ni plus ni moins que des maison analogues aux précédentes, mais elles sont la résidence réservée spécialement à la gent féminine et aux enfants. Elles sont donc confortables, bien construites; elles doivent durer aussi longtemps que les autres; elles sont en écorce d’arbre ou en d’autres matériaux. Chaque femme est maîtresse dans sa cuisine à tous les points de vues.

Le corps-de-garde se dresse fièrement à quelques mètres seulement en bordure de la route au centre du village. Si celui-ci est long, les > trois, quatre et bien davantage sont situés le long de la route. Ils sont construits avec les mêmes matériaux que ceux qui ont servi á l’édification des autres maisons du village.

La notion de village toujours sous son aspect statique ne recouvre pas seulement ces éléments que nous venons de citer, elle implique aussi tout ce qui justifie en quelque façon la posision géographique du village. Nous mentionnerons les champs des cultures vivières: bananes, manioc, arachides, des cultures industirelles, café, cacao, puis les rivières où l’on pratique la pêche de génération en génération, comme les forêts où l’on chasse également depuis toujours.

Nous entrons ainsi dans l’aspect dynamique du village: c’est la nature providence environnante qui participe à la survie du clan. Le village devient réalité vitale, matrice véritable de tous les habitants de l’agglomération. Le villageois et la villageoise, pour peu qu’ils entrent dans la forêt, sont assurés des produits qu’ils vont en retirer d’une manière ou d’une autre, depuis les fruits de leurs récoltes jusqu’à ceux qui résultent de la pêche ou de la chasse. Cet environnement géographique est si lié au village qu’il forme pratiquement l’élément essentiel. On ne s’imagine pas un village Fang sans cette composante indispensable. Il détermine et fixe l’image précise du village comme une photographie chère. Voilà pourquoi il n’existe pas de village véritable dans les villes bien que les citadins construisent dans les quartiers par affinités claniques. Le village représente enfin et très spécialement le passé, le présent et l’avenir de l’environnement géographique précédent. Le passé, c’est dans cet espace que les ancêtres ont vécu leur épopée: ils ont conquis cette portion de terre par les armes, y ont célébré le culte des Melan, s’y sont multipliés jusqu’aux générations contemporaines. Le présent, même si le village a changé d’emplacement sur des kilomètres et des kilomètres, il porte toujours som nom originel et bien plus, les habitants restent tributaires de l’ancien emplacement: c’est là qu’ils possèdent encore leurs plantations des cultures vivrières et industrielles. L’avenir, les villages se meurent certes, sur le coup l’exode rural, phènomène socio-économique de notre siècle, mais un petit nombre se mètamorphose pour entrer plus en avant dans l’histoire: leurs habitants y construisent en pierre qui défie l’usure du temps. Ces nouveaux types de village ne se déplacent pas, au contraire, ils deviennent stables, lieu de repli où l’on revient un jour vivre les dernières années de la retraite. En tout cas, on y revient de temps en temps avec toute la famille pour y passer les vacances. Mon village en langue Fang, > comporte toutes les valeurs sociologiques et psychologiques que nous venons de décrire.

2em partie:
Un Fang sans village ne représente plus aucune valeur dans la société où il se trouve. On ne le considère pas, c’est tout juste un vagabond dont tout le monde se moque.
Traditionnellement, le village fixe l’homme et le pose dans la société devant ses pairs: c’est là qu’il a sa réputation, parcequ’il y possède des biens économiques, des valeurs sociales et familiales.

Nous ne savons pas très exactement d’où vient cette appellation de corps-de-garde pour désigner l’>, cet édifice public réservé aux hommes, qui se trouve systématiquement dans les villages Fang, situé à bonne distance des autres habitations du village.

On construit les > à l’entrée, au centre ou à la sortie des villages. Leur nombre varie en fonction de l’importance de la population et surtout l’entente qui règne entre les diffèrentes familles. Un village populeux contient facilement plusieurs >. Deux familles en discorde qui vivent côte à côte ne fréquentent guère le même >, pour éviter des querelles continuelles.

Aujourd’hui, un corps-de-garde est la plupart du temps une sorte de hangar rectangulaire, couvert de pailles ou de tôles, ouvert à tous les vents; il se trouve en bordure de la route qui traverse le village, à l’écart des autres maisons du village. C’est une construction sommaire fermée à mi-hauteur de façon à permettre à ceux qui y sont assis d’apercevoir au loin ceux qui débouchent à l’entrée du village. Les passants qui circulent sur la route peuvent s’y arrêter à leur gré avant de continuer leur chemin. Certains villages ont tranformé leur >, ils en ont fait de véritables maisons spacieuses, agréables où l’on peut rester la nuit et le jour; il y fait tellement bon. On y allume le feu chaque matin de bonne heure.

Pratiquement, c’est là que les hommes, la gent masculine passe les trois quarts de son temps. On y mène une expérience de vie communautaire très poussée: on y partage tous les repas en commun et on plonge la main dans le même plat, aussi bien les autochtones que les étrangers de passage. C’est là qu’on se livre également à toutes sortes d’occupations sérieuses ou futiles. L’ > se transforme tantôt en salle de jeux, tantôt en atelier de vannerie ou de sculpture, tantôt en forge et enfin en palais de justice lorsqu’il faut régler les litiges, statuer des contrats de mariage. C’est finalement une construction polyvalente, car elle sert à beaucoup d’autres rassemblements de population, réunions politiques, séances de vaccination, etc…

Naguère au temps au temps des guerres tribales incessantes, l’ > était la place forte du village, comme le village lui même. On construisait de solides barrières en bois à chaque bout du village. On bâtissait les > en bois en y aménageant des miradors à un mètre du sol, de telle sorte que assis sur des lits en bambou, on put surveiller à l’aise les moindres mouvements suspects qui se dessinaientà l’entrée du village. S’il y en avait d’assez louches, on s’armait aussitôt dans l’ > et l’on mettait l’ennemi en joue à son insu. Une atmosphère de guerre constante règnait dans ces > d’autrefois. Le patriarche du village y résidait en permanence au milieu de ces grands adolescents, ses petits-fils, toujours sur le pied de guerre, les fusils chargés. On passait à l’attaque dès la moindre alerte. Que de guerriers sont tombés à proximité des >, victimes de leur témérité à vouloir les approcher de trop près. C’est de là probablement où l’ > a tiré son nom de corps-de-garde. Sa position stratégique est significative dans le bourg. C’est un poste de guet. Les étrangers qui traversaient les villages devaient s’arrêter obligatoirement dans l’un des > avant de suivre leur itinéraire. Ils devaient du reste circuler sur la route alors que les femmes passaient ordinairement derrière les cuisines pour franchir un village.

Nous disions plus haut que l’ > se trouve à l’écart des autres maisons du village, loin de celles des femmes. Ce detail paraît extrêmement important pour plusieurs raisons. C’est que, c’est dans le corps-de-garde que se joue en définitive l’avenir du village.
D’abord, l’ > est le lieu privilégié où se prennent les décisions importantes de toutes sortes, relatives aux nombreux problèmes qui se posent au village, par exemple, le lieu où l’on établira les plantations de l’année, le calendrier des manifestations du village; c’est là naturellement qu’on décide de faire la guerre à telle ou telle tribu. Ces décisions se préparent et se prennent à huis clos, généralement le soir, tard dans la nuit, en secret, entre les grands responsables du village. A cette heure-là, les enfants et les étrangers se sont déjà retirés. Aucune présence féminine n’y est admise. En règle générale, les femmes ne séjournent dans l’ > que si on les y appelle expressément et à des occasions solennelles, par exemple, le cas d’adultère à juger, ou la présentation d’un futur gendre du village.
Puis l’ > apparaît comme l’espace où ont lieu les manifestations spécifiquement viriles du village Fang. C’est à l’entrée de l’ > que l’on circoncit publiquement, loin des yeux indiscrets des femmes, les jeunes garçons: ceux-ci doivent supporter la douloureuse opération sans broncher, crier. C’est là aussi qu’on applique les châtiments corporels aux garçons trop désobéissants. C’est non loin de l’ > enfin, dans les bananiers que l’on égorge l’ennemi prisonnier de guerre ou toute autre personne ayant commis un crime quelconque dans le village, par exemple, un étranger surpris en flagrant délit d’adultère. Nous devons avoir toujours présent à l’esprit que le Fang est un peuple aux mœurs rudes, à cause de sa longue tradition des guerres tribales. Toute sa vie est marquée par ce courant fondamental. Malgré cela, il possède un sens aigu de la justice, de l’hospitalité et de la dignité de l’étranger.

Ensuite l’ > joue souvent le rôle de palais de justice. Après le décès de quelqu’un, toute la grande parenté du défunt, côté maternel et paternel se réunit dans le corps-de-garde o Chaque fois que d’autres litiges naissent dans la communauté villageoise, on se rend au corps-de-garde pour rendre la justice et ces occasions sont assez nombreuses : ce sont les palabres de dot, de bù le responsable de la famille du défunt proclame les dernières volontés du disparu. On procède alors au partage de son héritage, les veuves, les biens, meubles et immeubles. Enfin l’ > est le lieu idéal o êtes qui dévastent les plantations vivrières du voisin. ù l’on se livre à de très nombreux loisirs d’ordre artistique. Après le retour des champs, on va au corps-de-garde, deviser avec ses pairs sur des sujets de toutes sortes. C’est là qu’on conte principalement le r L’ > est au village ce qu’est la salle de séjour dans la maison moderne. D’ailleurs le Fang a spontanément donné le nom de >, c’est -à-dire, le corps-de-garde de la maison au living room des villas modernes. Celui-ci en effet dans les villas jouit des m êmes prérogatives que le corps-de-garde du village. Mais m L’ > traditionnel reflète quelque chose de très profond, à savoir, l’aspect extrême avec les exigences de la vie contemporaine qui nivellent nos coutumes, la femme Fang reste bien effacée en dehors de la zone de cet >. êmement viril de l’homme Fang. A cet égard, un surnom Fang mérite quelques réflexions, c’est celui de >, donne aux garçons uniquement. Littéralement, il signifie : le corps-de-garde vide, inhabit L’homme donne ce surnom à l’enfant mâle fils unique, ou qui survit après le décès prématuré de tous ses prédécesseurs en bas âge. C’est le survivant tant souhaité qui hérite de tout et surtout de l’ > qui représente la pérennité de la famille. C’est lui qui ranimera le feu entrain de s’éteindre. L’ > est désormais vide d’évènements créés par la présence, la vie chaleureuse des nombreux frères disparus prématurément, mais il ya enfin un rejeton, un reste selon une expression biblique. C’est un vide rempli de présence invisibleau chose du pays!fang!


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