jeunes penseurs du changement et la domocratie(J.P.C.D)est un mouvement panafricains

Ce qui nous unis est plus fort que Ce qui nous différentier; l'avenir est la gouvernance d’équipe qui est la gouvernance de responsabilité

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juin 2011
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L’autocensure est une censure que l’on s’applique à soi-même, de manière préventive, sur ses propos, ses actes ou ses réalisations. L’autocensure peut être motivée par la pudeur ou par la crainte d’une censure, de représailles, de la perte d’un avantage, d’une action en justice, etc., de la part de l’Etat, d’une institution, d’une entreprise ou d’une personne dont on dépend.
Exemple : autocensure d’un auteur ou d’un artiste sur ses propres oeuvres.

L’incitation à l’autocensure est une forme subtile de censure qui donne l’illusion de la liberté d’expression.

6
juin 2011
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Définition de souveraineté

La souveraineté est le principe de l’autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d’exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.
La souveraineté nationale caractérise l’indépendance de l’Etat-nation par rapport à d’autres Etats ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder (Cf. fédéralisme).

La souveraineté a été définie par Jean Bodin (1530-1596) dans son traité « Les Six livres de La République » comme un attribut essentiel de l’État : « La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d’une République. » Aucun pouvoir n’est supérieur à la puissance souveraine qui ne peut être anéantie, mais elle n’est pas sans limite (s’exerce sur le domaine public et non privé). Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté.

André mba obame opposant GabonaisPar courrier daté du 3 juin 2011, Patrice Kikson Kiki, Procureur de la République, a signifié à Me Lubin Ntoutoume, avocat de l’opposant André Mba Obame, que son client ne saurait bénéficier de la levée de son interdiction de sortir du territoire «en l’état actuel de la procédure» judicaire enclenchée contre lui.

L’avocat à la Cour avait en effet introduit, courant mai 2011, une requête auprès du Procureur de la République en vue d’obtenir l’autorisation de laisser partir André Mba Obame à l’étranger pour nécessités médicales. Cette requête faisait suite à l’aggravation de l’état de santé de l’opposant dont les examens médicaux, effectués à la Polyclinique El Rapha de Libreville, ont conclu à la nécessité et à l’urgence d’une évacuation sanitaire visant à le faire opérer, en milieu hospitalier spécialisé, de la hernie discale dont il souffre.

Tout en soulignant l’égalité de tous les citoyens Gabonais devant la loi, le président de la République, Ali Bongo, s’est prononcé sur le sujet, le 1er juin à Koulamoutou, en indiquant qu’il «existe des procédures pour tous ceux doivent être dits évacués sanitaires (…) Rien de plus facile de faire constater par ceux dont c’est le métier l’état de santé de monsieur André Mba Obame.» Le chef suprême de la magistrature avait au préalable souligné qu’il serait bon pour l’opposant de «manifester le plus grand respect pour les institutions de son pays.» Préalable sur lequel semble s’appuyer le Procureur de la République pour justifier son refus de lever l’interdiction de sortir du pays qui pèse sur l’ancien ministre de l’Intérieur.

On peut en effet lire dans la lettre du Procureur de la République à Me Lubin Ntoutoume : «je tiens à vous rappeler que votre client fait l’objet d’une enquête judiciaire. Je constate cependant qu’il s’obstine à ne pas déférer aux convocations qui lui sont adressées pour être entendu en enquête préliminaire, alors que des garanties de son intégrité physique lui ont été données.» Et d’ajouter un peu plus bas : «Je pourrais comprendre la nécessité pour lui d’être pris en charge dans un milieu spécialisé afin de subir un traitement médical si toutefois il déférait aux convocations qui lui sont adressées.» Cette lettre du Procureur de la République est arrivée au cabinet du conseil d’André Mba Obame presque synchroniquement avec une convocation de celui-ci au B2 (Contre ingérence militaire) pour le mardi 7 juin 2011.

Répondant à cette correspondance ce même 3 juin, Me Ntoutoume a adressé au Procureur de la république une lettre dans laquelle on peut lire, concernant l’état de santé d’André Mba Obame : «(…) Je crois qu’il est donc de votre devoir de l’autoriser à sortir du Gabon pour se faire prendre en charge par une structure hospitalière spécialisée. Car dans cette affaire, et vous en conviendrez avec moi, non seulement il est couvert par le principe de la présomption d’innocence, mais encore et surtout les délais de prescription sont une autre garantie pour le Parquet qu’il pourra toujours déférer valablement à votre sollicitation. Mon client n’a nullement l’intention de se soustraire à la justice. Il l’a déjà dit. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais suggéré qu’il soit entendu par un membre du Parquet à son domicile. Cette demande reste actuelle et se précise vu son dossier médical.»

L’avocat sollicite donc que l’audition pour enquête de l’opposant malade se fasse en son domicile. Que ce soit celle envisagée le 7 juin ou une autre dont le parquet fixera la date à sa convenance.

Le 11 mars 2011, alors qu’il était sorti du PNUD où il s’était exilé après avoir prêté serment et formé un gouvernement alternatif, André Mba Obame a écrit à Zacharie Myboto en ces termes : «Je vous prie de bien vouloir transmettre au Président de l’Assemblée Nationale mon accord pour laisser se dérouler normalement la procédure de levée d’immunité parlementaire demandée par le Procureur général.» Le président Ali Bongo faisait sans doute allusion à cette attitude lorsqu’il a dernièrement dit, à Koulamoutou, «Il a souvent manifesté le plus grand respect pour les institutions de son pays. Nous pensons qu’il serait bon qu’il continue dans cette voie là : manifester le plus grand respect pour les institutions de son pays.»

Si l’on s’en tient aux écrits de Me Lubin Ntoutoume, son client ne refuse pas d’être entendu. Il souhaiterait, au regard de son état de santé actuel, que cela se fasse à son domicile. Selon certaines juristes Gabonais, des dispositions juridiques existent à cet effet. En France, par exemple, l’article 416 du Code de procédure pénale établi ce qui suit : «Si le prévenu ne peut, en raison de son état de santé, comparaître devant le tribunal et s’il existe des raisons graves de ne point différer le jugement de l’affaire, le tribunal ordonne, par décision spéciale et motivée, que le prévenu, éventuellement assisté de son avocat, sera entendu à son domicile ou à la maison d’arrêt dans laquelle il se trouve détenu, par un magistrat commis à cet effet, accompagné d’un greffier. Procès-verbal est dressé de cet interrogatoire.»

Quelle attitude va donc adopter la machine judiciaire gabonaise ? Quelle suite va-t-elle donner à la requête de Me Ntoutoume ?
autant de question pour en arriver sur des sentiment en demandent une révision sur l’embargo d’andre mba obame qui souhaiterais se rendre a l’étranger pour des raisons de santé très urgent.
Excellence nous sollicitons votre bien vaillance de bien vouloir agrée cette demande des jeunes patriote unis de par le monde en cette association des jeunes penseurs du changement et la démocratie demander vos plein pouvoirs qui sont au dessus de touts pouvoir .cette actions ne va pas changer votre chant de vision et détourner de vos objectifs!

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juin 2011
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compatriote comme le titre de notre page l’exprime nous nous sentons obliger de revenir dans l’histoire ancienne pour retracer le futur ,tout en tenant compte des erreurs passer dans le temps.vous conviendrez avec moi que le monde a bien connu des personne publique mais sans histoire,a la différence des personnalités comme Martin Luther,Nelson Mendela, Thomas sankara,Malcom X etc….
il sera question de vous permettre de connaitre a travers nos recherche la haute personnalité MALCOLM.K.LITTLE.

 

Malcolm . K . little alias MALCOM X. 013_malcom_x_theredlist1-225x300

J.P.C.D

Malcolm X (19 mai 1925 – 21 février 1965), né Malcolm Little, également connu sous le nom de El-Hajj Malek El-Shabazz1 (الحاجّ مالك الشباز‎ en arabe), est un prêcheur afro-américain, orateur et militant des droits de l’homme. Aux yeux de ses admirateurs, il est un défenseur courageux des droits afro-américains ayant mis en accusation les États-Unis pour ses crimes et sa ségrégation raciale envers la communauté noire. En revanche, ses détracteurs l’accusent d’avoir prêché le racisme, le suprémacisme noir et la violence .

Malcolm Little est le fils de Earl Little et de Louise Little (née Louisa Norton). Il vécut une courte période au 1909, Pinkney Street dans les quartiers nord d’Omaha. Le père de Malcolm est un prêcheur baptiste convaincu, fervent soutien de Marcus Garvey et charpentier. Celui-ci prône alors le retour des afro-américain en Afrique (Liberia), refusant l’intégration à la société américaine, ce qui a très largement marqué les vues politiques de Malcolm sur ce sujet. Earl Little est également membre de l’Association universelle d’amélioration de la condition des Noirs(Universal Negro Improvement Association, UNIA). Malcolm, dans son Autobiography of Malcolm X as told to Alex Haley, a décrit son père comme un imposant homme noir borgne (mais portant un œil de verre). Quatre de ses oncles furent tués par des Blancs, dont un lynché.Earl Little, né en Géorgie, avait déjà trois enfants (Ella, Mary et Earl Jr.) d’un premier lit. De son mariage avec Louise Norton, il eut sept enfants, Malcolm étant le quatrième. Leur nom était, par ordre de naissance : Wilfred, Hilda, Philbert, Malcolm, Reginald, Yvonne et Wesley .
il avait été décrit comme ayant des « cheveux blond-cendre… teints avec de la cannelle », et, à quatre ans, des cheveux « blond-roux ». Ses cheveux foncèrent avec le temps, mais ressemblaient à ceux de sa grand-mère paternelle, « rougissant sous le soleil d’été ».Son grand-père était un homme blanc dont Malcolm ne savait rien, si ce n’est ce qu’il décrivait comme « la honte de ma mère ». C’est de lui que Malcolm tenait son teint relativement clair. Il pensa d’abord, qu’être métissé était une chance, un « symbole de statut social ». Plus tard, il dira qu’il « haïssait chaque goutte de ce sang de violeur » en lui. Étant celui des enfants qui avaient le teint le plus clair, il pensa que son père le favorisait, mais sa mère en fut d’autant plus dure avec lui, pour cette même raison. L’un de ses surnoms, « Red », lui est venu de la rousseur de ses cheveux.images-261
Selon son autobiographie, sa mère avait été menacée par des membres du Ku Klux Klan (KKK) alors qu’elle était enceinte de lui, en décembre 1924. Elle se rappelait que la famille avait été sommée de quitter Omaha du fait des liens de son père avec l’UNIA, qui, selon les membres du KKK, « cherchait les ennuis ».
Peu après la naissance de Malcolm, en 1926, la famille emménage à Milwaukee (Wisconsin), puis déménage peu après vers Lansing, Michigan. En 1931, son père est retrouvé mort, un tramway lui ayant roulé dessus. Malcolm affirma que la cause de la mort avait à l’époque été remise en question par la communauté noire. Il la refusa lui-même par la suite, arguant que sa famille avait souvent été la cible de Black Legion, un groupe de suprématistes blancs affilié au KKK, que son père avait accusé d’avoir mis le feu à leur maison en 1929. L’État du Michigan comptait alors 70 000 membres du KKK, soit cinq fois plus que le Mississippi à la même époque.
Bien que le père de Malcolm ait contracté deux assurances-vie, sa mère ne touche que la plus faible des deux. Malcolm affirma que la compagnie d’assurance auprès de laquelle avait été contractée la plus importante soutenait qu’il s’agissait d’un suicide et avait donc refusé de payer. Malcolm, à l’instar de l’ensemble de la communauté noire de la ville, se demande en effet comment son père aurait pu se taper lui-même derrière la tête puis rester allongé sur les rails afin de se faire écraser. Louise Little tombe en dépression et est déclarée folle au regard de la loi en décembre 1938. Malcolm et ses frères et sœurs sont éparpillés dans plusieurs foyers d’accueil. En 1939, leur mère est admise à l’hôpital psychiatrique de Kalamazoo (Michigan), où elle restera jusqu’à ce que Malcolm et ses frères et sœurs l’en fassent sortir vingt-six ans plus tard.
Toujours selon son autobiographie, à la suite de la mort de son père, Malcolm vit à Charles Street, dans le centre d’East Lansing. Cependant, le recensement de 1930 (publié en 2002) montre qu’il a en fait vécu dans une tout autre Charles Street, située dans un quartier urbain pauvre de Lansing Township, entre Lansing et East Lansing. Plus tard, alors qu’il est à l’école primaire, il vit à Mason, une petite ville presque entièrement blanche située à 20 km au sud

QUESTION SCOLARITÉ
sa vie de jeune
Malcolm affirma avoir été l’un des Noirs les plus intégrés à la communauté blanche.
Malcolm obtient le diplôme de son école en tête de la classe, mais quitte le système scolaire après qu’un professeur qu’il admire lui a dit que ses aspirations à devenir avocat n’étaient « pas du tout réalistes pour un Nègre »Modèle:Http://www.dailymotion.com/video/x7tzxz malcolm-x-le-film-part2-french shortfilms. Il refuse d’être charpentier, comme son professeur le lui propose. Il essaye de rendre ses cheveux moins crépus et son teint plus clair, mais malgré la souffrance endurée c’est un échec. Après avoir voyagé d’une maison d’accueil à l’autre, Malcolm est envoyé une première fois dans un centre de détention puis emménage à Boston pour vivre avec sa demi-sœur plus âgée, Ella Little Collins. À Boston, il accumule les petits emplois. Il est également employé par intermittence par la New Haven Railroad, une compagnie de chemin de fer. En 1942, Malcolm fait partie de la pègre bostonienne. Il doit fuir Boston avec sa compagne de l’époque, Sophia, une jeune femme blanche, à cause d’une rivalité avec un meneur de la pègre.126150695-300x210

SA VIE DE JEUNE DÉLINQUANT
Après avoir quitté Boston, Malcolm vit quelques temps dans le Michigan. En 1943 il emménage à New York où il travaille de nouveau brièvement pour la New Haven Railroad. Il trouve même un travail de cireur de chaussures dans le Lindy Hop Nightclub. Dans son autobiographie, il affirme avoir ciré les chaussures de Duke Ellington et d’autres musiciens noirs célèbres. Peu de temps après, àHarlem, où il est alors appelé « Detroit Red », il prend part à des activités de revente de drogue, de jeu, de racket et à des cambriolages. Entre 1943 et 1946, Malcolm voyage entre Boston et New York à trois reprises. Il est arrêté en 1946 à Detroit pour cambriolage et est mis en prison.
Lorsque durant la Seconde Guerre mondiale Malcolm est examiné pour l’enrôlement dans l’armée, les médecins militaires le réforment pour le motif « 4-F » (« mentalement inapte au service militaire »). Il expliqua dans son autobiographie qu’il dut jouer un rôle pour être réformé, et soutenir au médecin militaire qu’il était impatient de s’organiser avec les autres soldats noirs et mettre la main sur une arme afin de « tuer quelques crackers », c’est-à-dire des Blancs. Dans son dossier établi par le FBI appairait une lettre dans laquelle il se désigne comme communiste et où il explique certaines raisons de son vœu d’être réformé : « J’ai toujours été un communiste. J’ai essayé de m’enrôler dans l’armée japonaise, pendant la dernière guerre, maintenant ils ne m’enrôleront ni ne m’accepteront jamais dans l’armée américaine. Tout le monde a toujours dit… Malcolm est fou donc il n’est pas difficile de convaincre les gens que je le suis. » Or l’armée japonaise n’a jamais été communiste.
Au début de 1946, il retourne à Boston. Il y est arrêté le 12 janvier pour avoir essayé de voler à nouveau une montre de près de mille dollars US17 qu’il avait laissée dans une bijouterie pour la faire réparer. Deux jours plus tard, il est également poursuivi en justice pour port d’arme. Le 16 janvier, il doit faire face aux charges de vol caractérisé et d’entrée par effraction. Il est condamné à dix ans de prison (il n’en fera que sept) dans la prison d’État du Massachusetts à Charleston, dans laquelle il arrive le 27 février. Ses relations sexuelles avec des femmes blanches (il y en avait deux dans sa bande, dont sa maitresse) faillirent lui valoir en plus une condamnation pour viol, mais elles refusent de l’accuser malgré les incitations de l’instance judiciaire. De plus, Malcolm est accro à la cocaïne, qu’il avait commencé à consommer lorsqu’il était dans la pègre.

LE PASSAGE DE SATAN EN PRISON

En prison, Malcolm gagne le surnom de « Satan », du fait de sa haine inextinguible pour la Bible, Dieu et la religion en général[réf. nécessaire]. Il commence à lire les livres de la bibliothèque de la prison. Il

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J.P.C.D

développe bientôt un appétit féroce pour la lecture, puis un astigmatisme.
Dans plusieurs lettres de prison, mais aussi par la suite, Malcolm insistera sur l’importance de son éducation d’autodidacte. Ainsi, dans une lettre du 15 février 1950, il écrit à un certain Raymond :« Mon confinement est d’une autre nature ; je finis ma quatrième année d’une peine de prison de 8 à 10 ans… mais ces quatre ans de réclusion se sont révélées être les plus enrichissantes de mes 24 ans sur cette terre et je ressens que « ce cadeau du Temps » était un cadeau qu’Allah me fit, sa manière de me sauver de la destruction certaine vers laquelle j’avançais. »
On lui attribue également la phrase : « Sans éducation, on ne va nulle part dans ce monde » ou encore « L’éducation est le passeport pour le futur, car demain appartient à ceux qui s’y préparent aujourd’hui »
Pendant cette période, il correspond avec son frère Reginald et échange avec lui des idées à propos de Nation of Islam, mouvement auquel Malcolm se convertit par la suite. Ce sont ses frères, déjà membres, qui lui font connaître l’organisation. La « Nation de l’Islam » est à l’époque une petite organisation de quelques centaines de membres, basés à Chicago.Jusqu’à la fin de son incarcération, Malcolm correspond régulièrement avec Elijah Poole, dit Elijah Muhammad, le meneur de la « Nation ». Toujours selon son autobiographie, Malcolm commence à être renommé parmi les prisonniers, alors qu’il reste sous la surveillance attentive des autorités qui reconnaissent en lui une source potentielle de troubles. On ne lui accorde pas la possibilité d’être libéré au bout de cinq ans pour bonne conduite car les autorités pensaient qu’il était trop dangereux de le libérer par avance.En février 1948, notamment grâce aux efforts de sa sœur, Malcolm est transféré dans une prison expérimentale à Norfolk (Massachusetts), et qui possède une bibliothèque bien plus fournie que celle de la prison d’État de Charleston. Malcolm réfléchit par la suite sur ce temps passé en prison : « Les mois passaient, et il ne me semblait même pas être emprisonné. En fait, jusqu’à ce moment-là, je n’avais jamais été aussi libre de ma vie ». Le 7 août 1952, Malcolm est finalement libéré sur parole.
Malcolm X et Nation of Islam[modifier]
Article détaillé : Nation of Islam.

Un drapeau de Nation of Islam. Les lettres signifient Justice, Freedom (liberté),Equality (égalité), Islam.

Malcolm X.
Peu après sa libération, Malcolm Little rencontre Elijah Muhammad à Chicago, ce qui marque son intégration complète à Nation of Islam.
Assez rapidement, il change son nom de famille pour « X ». Malcolm expliqua que ce nom représentait le rejet de son « nom d’esclave » en l’absence de son véritable nom d’origine africaine. Dans l’Amérique esclavagiste d’avant 1863, le maître imposait à ses esclaves de prendre son nom afin de les « marquer » comme ses choses, d’où le rejet. Le « X » représente également à la fois la marque appliquée sur le bras de certains esclaves et l’inconnue mathématique, qui symbolise l’inconnue du nom d’origine. Cette vision a conduit de nombreux membres de Nation of Islam à changer leur nom pour « X », comme sa future épouse, Betty X, ou à prendre des noms musulmans, supposés plus authentiques.
Le 17 février 1953, le FBI ouvre un dossier sur la base de la lettre dans laquelle il se disait communiste (cf. supra) en 1950, soit en pleine période de Red Scare ou de Reds under the bed (peur du communisme marquant l’Amérique des années 1950, et résumée par les passions du maccarthisme et du procès des époux Rosenberg).
Selon le Church Committee, le FBI était alors habitué à surveiller, bloquer et réprimer des radicaux comme Malcolm. Sont incluses dans son dossier les deux lettres dans lesquelles Malcolm utilise le pseudonyme « Malachi Shabazz ». Dans Message to the Blackman in America, Elijah Muhammad explique que le nom « Shabazz » était celui des descendants d’une « nation noire asiatique ». Le soupçon de communisme s’étant révélé sans fondement, Malcolm X n’est alors surveillé que pour son appartenance à un culte nationaliste noir.
En mai 1953, le FBI conclut que Malcolm X a une « personnalité asociale avec des tendances paranoïaques (paranoïa schizophrénique prépsychotique) »et qu’il a en réalité cherché à traiter son désordre mental28. Cela est soutenu plus précisément par la lettre interceptée par le FBI, datée du 29 juin 1950 (cf.supra).
Responsabilités[modifier]
Plus tard dans l’année, Malcolm quitte le foyer de sa demi-sœur Ella pour aller vivre chez Elijah Muhammad à Chicago. Il devient assez vite le prêcheur du onzième temple de Nation of Islam. En 1954, Malcolm est choisi pour diriger le temple no 7 de Nation of Islam sur Lenox Avenue à Harlem, NY(appelé conjointement « Boulevard Malcolm X » depuis 1987). Il multiplie les effectifs des fidèles en peu de temps. Malcolm X dégage une très grande énergie et est capable de travailler d’un jour sur l’autre avec seulement quatre heures de sommeil ou moins. Il lit beaucoup, et lorsqu’il adhère à une cause, il s’y dévoue entièrement.
C’est un orateur convaincant, et il devient connu nationalement après une émission de télévision locale consacrée à Nation of Islam, The Hate That Hate Produced, diffusée en 1959, émission où il est interviewé. L’organisation était jusqu’alors peu connue. Suite à l’émission, l’intérêt médiatique pour l’organisation et pour Malcolm X grandit considérablement. La presse, la radio et les émissions télévisées aux États-Unis puis dans le monde entier recherchent et retranscrivent régulièrement ses déclarations les plus marquantes.
Dans l’intervalle qui sépare sa conversion à la cause de Nation of Islam en 1952 et sa séparation de l’organisation en 1964, il épouse pleinement les enseignements de Elijah Muhammad, notamment le fait de faire référence aux blancs comme à des « diables », créés par un programme d’élevage mal orienté d’un scientifique noir, Yacoub. X prédit l’inévitable et imminent retour des noirs à ce qu’il voit comme leur place naturelle, à savoir en haut de l’échelle sociale et de l’ordre social.
Malcolm sait que sa renommée devient une cause de jalousie considérable à Nation of Islam, et s’efforce de ne pas l’alimenter lors de ses apparitions en public. Mais il apparait cependant bientôt comme le deuxième meneur le plus influent de Nation of Islam, après Elijah Muhammad lui-même. Il ouvre des temples supplémentaires, et notamment un à Philadelphie. On lui attribue souvent un rôle important dans la croissance de l’organisation, passée de 500 membres en 1952 à 30 000 en 1963.
Vie privée[modifier]
Le 14 janvier 1958, Malcolm épouse Betty X (née Sanders) à Lansing, Michigan. Ils auront six filles, qui toutes porteront le nom de Shabazz. Leurs prénoms seront (ce sont principalement des prénoms issus de la langue arabe, parfois confondus avec des prénoms « musulmans ») : Attallah (née le 16 novembre 1958), Qubilah (née le 25 décembre 1960, Ilyasah (née le 22 juillet 1962), Gamilah Lumumbah (née le 4 décembre 1964) et les jumelles Malaak et Malikah (nées le 30 septembre 1965, soit sept mois après la mort de Malcolm).
Bruce Perry dans Malcolm – The Life of a Man Who Changed Black America affirme que Malcolm X était bisexuel., et aurait eu des relations tarifées à l’âge de 20 ans avec des hommes33. Il vivra ensuite une véritable relation affective avec un ami du même sexe. Aucun autre biographe à l’exception de Bruce Perry ne mentionne ces faits.
Conversion de Cassius Clay[modifier]
Malcolm X joue un rôle important dans la conversion du boxeur Cassius Clay, qui rejoint officiellement Nation of Islam en 1964, change d’abord son nom pour celui de Cassius X, en l’honneur de Malcolm, puis prend celui de Muhammad Ali sur le conseil de Elijah Muhammad. Ce changement de nom a lieu à un moment où Malcolm X n’est pas en bons termes avec son organisation. Quand Clay prendra le nom de Muhammad Ali, il critiquera X pour sa rupture avec Elijah Muhammad, avant de suivre son exemple et de rallier à son tour l’islam sunnite.
Rencontre avec Fidèl Castro[modifier]
En septembre 1960, Fidel Castro se rend aux États-Unis dans le but de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies.
Durant son séjour à New York, le dirigeant cubain reçoit un accueil chaleureux de la part des autorités des États-Unis. La délégation cubaine dut se déplacer du Shelbourne Hotel au Hotel Theresa àHarlem car Fidel Castro se plaint qu’on lui ait demandé de payer par avance.
Malcolm X rencontre Fidel Castro en tant que membre de tête d’un comité d’accueil qui avait été mis en place à Harlem plusieurs semaines auparavant. Le but de ce groupe, qui rassemble un nombre important de Noirs, est de rencontrer les chefs d’État, particulièrement ceux venant d’Afrique, qui vont s’adresser à l’Assemblée générale de l’ONU. Trois pays africains deviennent membres de l’ONU à l’occasion de cette session.
Tensions et séparation[modifier]

L’intérêt des médias
À partir du début des années 1960, plusieurs controverses vont progressivement éloigner Malcolm X d’Elijah Muhammad.
Tout d’abord des affaires de mœurs : des rumeurs courent alors depuis quelque temps sur les nombreux adultères commis par Elijah Muhammad avec de jeunes secrétaires du mouvement. Warith Deen Muhammad, le propre fils d’Elijah Muhammad, et un ami proche de X, informe ce dernier « en 1963, que son père avait mis enceinte six de ses secrétaires ». L’adultère est contraire aux enseignements de Nation of Islam. Après avoir écarté ces informations, Malcolm X aurait fini par en obtenir confirmation en 1963. Elijah Muhammad lui-même aurait fini par indiquer qu’étant l’envoyé de Dieu sur terre, il n’était pas soumis aux mêmes règles que le commun des mortels40, et expliquant que cette activité avait pour but de suivre la lignée des prophètes bibliques. Malcolm X nota qu’il ne fut pas satisfait par l’explication, mais que sa foi en Elijah Muhammad ne vacilla pas. Il indiqua aussi qu’il était navré de voir d’autres prêcheurs faire un usage personnel des fonds de Nation of Islam.

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J.P.C.D

Le second sujet de divergence porte sur la politique : Malcolm X est intéressé par le mouvement pour les droits civiques des Noirs tels qu’il se développe depuis 1955. Si l’idéologie officielle du mouvement est opposée au nationalisme noir, et revendique simplement un statut d’« américain normal » pour les Noirs, X considère qu’il doit y avoir une présence des nationalistes noirs et des black muslims dans ce qui apparait alors comme le premier grand mouvement de masse noir de l’histoire des États-Unis. Elijah Muhammad est en revanche hostile à la fin de la ségrégation raciale41 et au soutien à un mouvement dans lequel se trouvaient de nombreux blancs progressistes. Il craint la dissolution des noirs dans un ensemble américain dominé par les blancs.
Conformément à la position officielle de la Nation, Malcolm X critique la Marche vers Washington pour le travail et la liberté (March on Washington for Jobs and Freedom) du 28 août 1963, ne comprenant pas pourquoi les noirs s’ébahissaient d’une manifestation « menée par les Blancs devant une statue d’un président mort depuis cent ans et qui ne nous aimait pas lorsqu’il était en vie ». Mais la tentation d’un rapprochement avec les autres organisations noires semble avoir été forte, et qu’elle a été un point de divergence avec Muhammad.
Le troisième contentieux porte sur la religion : Malcolm X a commencé à s’intéresser à l’islam sunnite officiel, semble-t-il sous l’influence du propre fils de Muhammad, Warith Deen Muhammad, lequel indique qu’il s’était intéressé à l’islam orthodoxe dès les années 1950, en prison. Or la religion prêchée par Elijah Muhammad en est très éloignée. L’intérêt montré par X à l’égard de l’islam orthodoxe ne peut donc que l’éloigner de son mentor.
On peut enfin citer des divergences d’ambitions : l’aura de X au sein de la communauté noire en général et de Nation of Islam en particulier, sa médiatisation importante, semblent avoir inquiété Elijah Muhammad.
Au printemps de 1963, Malcolm commence à collaborer avec Alex Haley pour écrire son1261506952-300x210 autobiographie.
En novembre 1963, après l’assassinat du président Kennedy, toutes les divergences éclatent sur la place publique, après une déclaration controversée de X. Celui-ci déclare en effet que la violence que Kennedy n’avait pas pu arrêter se retournait contre lui. Il ajoute « Chickens coming home to roost never made me sad. It only made me glad » (« les poulets revenant au perchoir (au poulailler) ne me rendent jamais triste, ils me rendent seulement heureux » – En français, « Chickens coming home to roost » a une signification proche de « qui sème le vent récolte la tempête » c’est-à-dire « puisque la société américaine et son président ont opté pour la violence, il n’est pas étonnant que celle-ci fasse effet boomerang » . Cette phrase pouvait se comprendre comme une approbation de l’assassinat. Elijah Muhammad désavoue cette déclaration, et interdit à X toute déclaration publique pendant 90 jours, injonction à laquelle Malcolm X obéit. Mais les relations entre les deux hommes atteignent leur point de rupture. Dans son autobiographie, X affirme même qu’un de ses assistants lui aurait alors dit avoir reçu l’ordre de la direction de la Nation of Islam de le tuer43.

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J.P.C.D. Malcom X

Martin Luther King et Malcolm X, le 26 mars 1964
Le 8 mars 1964, il annonce officiellement qu’il quitte Nation of Islam. Le 11 mars 1964, il fait peser la responsabilité de la rupture sur l’organisation : « Les officiels nationaux ici au siège de Chicago savent que je n’ai jamais quitté Nation of Islam de ma propre initiative. Ce sont eux qui ont conspiré avec le capitaine Joseph ici à New York pour me forcer à quitter la Nation. Afin de sauver les officiels nationaux et le capitaine Joseph de la disgrâce d’avoir à s’expliquer… de m’avoir évincé, j’ai annoncé par voie de presse que j’étais parti de ma propre initiative. Je n’ai pas pris la faute sur moi pour protéger ces officiels nationaux, mais pour protéger la foi que vos fidèles ont en vous et en Nation of Islam44. ».
Le 12 mars, il annonce la fondation de sa propre organisation religieuse, « The Muslim mosque inc. ». Peu de temps après, il se convertit à l’islam sunniteorthodoxe45. Le 13 avril 1964, Malcolm X part de l’Aéroport international John-F.-Kennedy pour faire le pèlerinage à La Mecque (le hajj) dont il revient sous le nom musulman de Malik El-Shabazz46. Son épouse et ses filles prennent alors le nom de famille de Shabazz.
Il condamne le racisme anti-blanc de Nation of Islam. Il écrit ainsi à propos de son pèlerinage :
« Il y avait des dizaines de milliers de pèlerins, de partout dans le monde. Ils étaient de toutes les couleurs, des blonds aux yeux bleus aux Africains à la peau noire. Mais nous étions tous les participants d’un même rituel, montrant un esprit d’unité et de fraternité que mes expériences en Amérique m’avaient mené à croire ne jamais pouvoir exister entre les blancs et les non-blancs. L’Amérique doit comprendre l’islam, parce que c’est la seule religion qui efface de sa société le problème des races47. »
Mais Malcolm X reste fidèle à une action tournée de façon privilégiée vers le peuple noir. Il refuse aussi de condamner la violence des opprimés, et a des paroles assez dures pour les tenants de la non-violence, qu’il accuse d’encourager à la soumission. C’est ainsi le cas dans son célèbre discours du3 mai 1964, peu après son retour de la Mecque, The Ballot or the Bullet48, où il menace de recourir à la violence. Toutefois, elle sera usée uniquement comme autodéfense et réponse à une autre violence (celle des White citizen councils et du ku klux klan notamment), à une injustice que ni la police, ni le gouvernement ne veulent régler et souvent même créent[réf. nécessaire]. Il traite certains politiciens blancs du terme antiblanc de crackers . Dans le même discours, il déclare :

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J.P.C.D Malcom X

« Si l’homme blanc ne veut pas que nous soyons contre lui, qu’il cesse de nous opprimer, de nous exploiter et de nous dégrader. Que nous (les noirs) soyons chrétiens, ou musulmans, ou nationalistes, ou agnostiques, ou athées, nous devons d’abord apprendre à oublier nos différences. [...] Nous allons être forcés d’employer le vote ou la balle. [...] Je ne me considère même pas comme un Américain. Je ne suis pas un Américain. Je suis l’une de vingt-deux millions de personnes noires qui sont les victimes de l’américanisme [...] Il y aura des cocktails Molotov ce mois-ci, des grenades à main le m
Pour lui, la priorité n’est donc pas d’unir les blancs et les noirs ; il faut d’abord que l’union des noirs soit complète.
Peu de temps après son retour de La Mecque, Malcolm X fonde l’« organisation pour l’unité afro-américaine », un groupe politique non religieux. Il affirme ainsi sa volonté de mener à la fois une lutte religieuse pour l’islam, et une lutte politique pour les Noirs, les deux fonctionnant de façon autonome.
Si Malcolm X rompt avec la Nation of Islam sur le plan religieux, il reste relativement fidèle aux idées socio-économiques de l’organisation nationaliste noir – insistant notamment sur l’importance de l’existence d’entreprises noires indépendantes des blancs et de l’auto-organisation de la communauté.
L’assassinat[modifier]
La tension entre Malik El-Shabazz et Nation of Islam ne cesse alors de croître. Le 14 février 1965, sa maison fait l’objet d’un attentat à la bombe.
Deux mois avant son assassinat, Louis Farrakhan a écrit « un tel homme est digne de mourir » .
Le 21 février 1965, Malcolm X prononce un discours dans le quartier de Harlem, à New York, devant un auditoire de quatre-cent personnes, dont son épouse et ses enfants. Le discours commence à peine lorsqu’une dispute éclate dans la foule, un homme en accuse un autre d’avoir les mains dans ses poches. Malcolm X, au micro, les appelle au calme lorsqu’un membre des Black Muslims s’avance vers lui avec un fusil à canon scié ; touché au ventre, Malcolm X tombe en arrière, tandis que deux autres personnes luimalcom-x-2-clinic-300x202 tirent seize fois dessus avec des revolvers. Malcolm X est emmené à l’hôpital le plus proche, mais les policiers empêchent son hospitalisation[réf. nécessaire]. Le temps de le transporter vers un second hôpital lui est fatal. L’identité des commanditaires reste inconnue, bien que les soupçons se portent principalement sur Nation of Islam, infiltrée par plusieurs agents du FBI lorsqu’ils ont appris l’existence d’un projet d’assassinat de Malcolm X.
Trois membres de Nation of Islam seront reconnus coupables en 1966 : Norman 3X Butler, Thomas 15X Johnson et Talmadge Hayer. L’organisation elle-même niera toute participation à l’assassinat.« Betty Shabazz [l'épouse de Malcolm X], qui est morte en 1997, a publiquement accusé Farrakhan d’un rôle dans le meurtre »50. Celui-ci a admis au début 2007 : « j’ai pu être complice en paroles », tout en niant une implication directe de l’organisation. En 1994, Qubilah Shabazz, une des filles de Malcolm X, est arrêtée et inculpée pour avoir payé un tueur à gage chargé de tuer Farrakhan, accusation abandonnée en 199551. Il a également été envisagé que le FBI ait eu connaissance du projet d’assassinat et l’ait couvert, voire aidé. Cette hypothèse a été reprise par la NOI 52. En mourant, ses idées ne disparaissent pas avec lui. Elles furent reprises par des groupes (Black Panthers), des populations (Soweto), des pays (le Burkina Faso de Thomas Sankara) soucieux de plus d’équité et de justice sociales. Plus qu’un défenseur des droits civiques, Malcolm était un défenseur des droits humains, ceux que l’on se doit de défendre « par tous les moyens nécessaires ». C’était un révolutionnaire qui s’inscrivait comme Ernesto « Che » Guevara (qu’il a rencontré, respecté et qualifié « du plus grand révolutionnaire qui soit »), dans la lutte contre un système impérialiste (cf discours : « Montrez moi le capitaliste, je vous montrerai le vautour »). Par sa verve et son talent oratoire mais aussi par l’action civique (campagne pour l’inscription des Afro-américains aux listes électorales), il participa grandement à l’amélioration de la condition des « Noirs d’Amérique ». Conscient de l’image que ses détracteurs voulaient laisser de lui, il prédit dans son autobiographie :  » Après ma mort, ils feront de moi un raciste, quelqu’un de colérique qui inspire la peur… Je ne suis pas raciste. Je ne crois en aucune forme de ségrégation. Le concept du racisme m’est étranger. Je n’apprécie pas tous ces mots en « ism(e) »
ois prochain, et autre chose le mois suivant. [...] Ce sera la liberté, ou ce sera la mort. C’est la liberté pour tous ou liberté pour personne;

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13
août 2016
Posté dans actualité internationale par jeunes penseurs du changement et la democratie à 12:32 | Pas de réponses »

Bonjour très cher compatriote gabonais.et ami(e)s du Gabon.

C’est en homme respectue des valeurs africaine et démocratique que je viens m’adresse au digne filles et fils du Gabon en cette journée du samedi 13 Août 2016 date du lancement de la campagne présidentielle 2016.

Nous venons interpeler toutes les consciences sur l’importance d’une élection sans trouble.

Nous venons également rappeler aux politique que la campagne n’est pas le moyens idéale pour faire valoir rencune et méchanceté entre compatriote.

Nouis ne voulons plus que notre continent soit chaque fois détruit a la veille ou pendant une élection c’est pourquoi au nom de la démocratie nous demandons un scrutin libre et transparent.un scrutin sécurisé des et a l’abris de la fraude pour ne pas complété massive.

Très cher compatriote gabonais,peuple gabonais bien que les politiques sont mis au devant de la scène,nous ne devons pas écarté également notre part individuel de responsabilité devant la nation.

Nous population majoritaire ou opposante sommes et serons toujours tenu pour responsable.pour avoir contribuer de manière directe ou indirect au développement que jesplique par la modeste contribution dans les urnes.Nous ne devons pas être observateur toute une vie,encore moins pris pouir des rigolo pour le simple fait mais majeur de ne pas participer a la construction d’une démocratie sans bavure.

Peuple gabonais.reste lucide et orienté, et n’oublie pas ce dont tu a besoin aujourd’hui et demain avant toute éventualité de campagne pour un tel ou tel candidat.

Aime ton pays et pense a son épanouissement. Développement.

La pensée honnête d’un parent en pareil sircontance ne peut être que la joie de savoir qu’un proche soi aimer ,qu’un enfant soi écouter,et qu’une seule volonté  sa complice .la joie de nos enfants sur leurs visages plein d’ innocence.

avec l’accord de toute l’équipe de communication en charge de faire véhiculé le message de joyeux noel a nos etre les plus chaire(enfants,parent,amis et connaissance) de la part des membres de l’association ,mais également du président réélu le moi de novembre dernier avec 68% de surfrage.Harold Gaël Obiang P.

L’association tient a félicité c’est membre active qui dans tous les temps on ménager aucun effort conciderable afin que bon nombres de familles ai put trouvée leurs compte grâce a nos multiple services sociaux allant dans le sens de la fête de noël.

L’association se rejoui de cette Anne qui bien que mal se termine avec deux dece celui de la mère du président survenu le 28/09/2014 au Gabon au urgence de l’hôpital generale de libreville. Et grand frere du charger des relations extérieur. Sur ce:

Le 25 décembre est arrivé, fêtons Noël!

Paix et amour en ce beau jour de Noël!

Chaque moment passé avec les êtres chers est indispensable à notre épanouissement et à notre bonheur. La fête de Noël est une belle occasion pour vous manifester tout notre attachement, et souhaiter que se réalisent tous vos désirs pour la nouvelle année

Nous ne pouvons commencer nos propos sans dire Merci au grand peuple du Faso,mais aussi pour louer le grand courage et la ferme decision de Blaise compaore qui avec l’armer et toutes les force de securité a ses ordre, à choisi laisser le fauteuil presidentiel au detriment des sacrifices humains.Sans oublier sa femme qui a su faire comprendre au president que leurs rétraite etait souhaitable.

Cela n’empeche qu’une commission soi mis en place afin de faire l’etat des lieu ,et s’il est  necessaire, demander des comptes aux ex patrons( surtout dans le cadre des violations des droit de l’homme).

Nous invitons au meme titre que l’occident(la France et les Etats unis) ,que nos responsables(president de la republique)sache prendre les bonnes decision allant dans se sens. tel la souhaité le president Macky sall(Senegal),thomas Bony yayi(Benin), favorable pour la limitation de mandat presidentiel.

 

 

pensée a l’avenir c’est chercher les solutions du future.c’est pourquoi nous jugeons bon de lancée se crie d’alerte.

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Nous sommes jeunes peut être,mais nous n’étions pas si jeunes au point de ne pas ou plus se rappeler de la crise de 1997.a titre de rappel le Congo notre très cher pays a traverse des temps de tensions qu on ‘explique par un seul mot: guerre.C’est de cette période que nous avons connus qu’a été initie cette constitution appelée constitution provisoire,en d’autre terme une constitution de sorti de crise.

Par ailleurs force est de constater que la stabilité est revenue  naturellement au Congo depuis 2005  bien que souvent nous remarquons certaines agitations allant de le sens de déstabiliser les populations.toutefois il sied de préciser que nous ne sommes pas sur cette page pour encourager un quelconque citoyen ou politique, mais la pour donner notre point de vu en jeune intellectuel et réfléchis.

Le Congo n’est plus en toute conscience dans cette phase criminel et inoubliable,alors redonnons un sens à nos institutions et plus de cohérence a notre constitution en votant OUI pour le changement de la constitution du 20 janvier 2002 .

26
juin 2014

seraphin-NdaoNous adressons ce message au  président du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), Me Séraphin Ndaot Rembogo, et certains de ses collaborateursqui  ont été les hôtes du président Ali Bongo Ondimba  pour avoir fait preuve d’une grande vision et de conscience politique dans l’intérêt des Gabonais.

Nous venons saluer sont initiative de prendre part a la concertation politique qu’a convoquer le président Gabonais son Excellence Ali Bongo Ondimba .Nous remercions non seulement cette volonté mais également sa présence, parce que bon nombre ont la volonté mais ont du mal a les manifestés.

Etre opposant est un point de vu tout comme être de la majorité,mais refusé de travailler avec le régime par ce que les gents vont mal pensée de vous est une absurdité,en politique il n’y as pas d’ennemis .c’est juste une guerre d’idée et non de personnes.c’est pourquoi nous saluons la maturité et la conscience politique que porte le Maître séraphin Ndaot a la différence de certains qui passe a abrutir une jeunesse avec des faux discours et des orientations inexacte.

 

Nous ne manquerons pas de dire ce que nous espérons :nous voulons que les choses change,que la matière grise sois mis en marche pour déboucher sur les vrais problème des gabonais,les problèmes prioritaire qui sont:le chômage,l’électricité,l’eau,le manque de suivis permanent de l’état, revoir les salaires,l’octroi des bourses d’étude au Gabon  comme à l’ Etranger sans conditionnement d’age ou de moyennes comme cela est présenter aujourd’hui. Nous voulons changer se qui na pas marché autrefois et non ce qui ont fait et ne cesse de faire preuve de solution de développement.

Ex:la bourse d’étude autrefois permis à tous de manière  raisonnable, donc 10 de moyenne se voit réduite par le système imposent a se qui ne peuvent s’en procurée des livres,des fournitures et autre moyens(transport et nutrition)comme se de la classe bourgeoise de donner le rendement de 12 minimum.restons humain et réaliste. Comprenons que les conditions sont pas les même donc les résultat et les attentes ne peuvent être les même.

NB: il ne faut pas comparée l’action de Maître seraphin ndaot qui répond a l’appel du  président Ali Bongo DANS L’OPTIQUE DE RÉUNIR LES ENERGIES POSSIBLE pour discuter et trouver ensemble les solution du Gabon notre pays a tous; a l’action autrefois critiquée de la stupidité de Maître Louis Gaston Mayila qui en peut de temps était opposant et de la majorité présidentiel. 

Pourquoi prendre des mesures de sécurité serais une initiative mal pensée ?en quoi les mesures de sécurité prise par un pays souverain devrait nécessité  l’appréciation ou l’autorisation au nation unis, ou a un quelconque pays?

carte Gabon CongoNous ne venons pas encouragé les mauvaises conditions qui se sont suivie pendant cette opération, qui normalement devait pas donner des rebondissement allant dans le sens de division,au point de crée une crise politique entre ces deux Etat ami et frère .le Congo est un pays,ceci dit qu’il est indépendant et donc a le droit de prendre toutes mesure comme le prévoit certains article de la constitution.

sur ce :cher jeunes ,comme nous le savons tous; le continent en se jour de part le nord, le sud, l’est a l’ouest est menacé par des groupes terroriste et des milices.Connaissant la situation géographique du Congolais, force est de constater qu’ils se son peut être pris avec un léger retard qui a valus toutes les motivation de l’unité spécial de la police en charge de rétablir l’ordre,mais aussi  reconnaître que l’opération Mbata ya bakolo est perçu pour les populations de Brazzaville comme un soulagement et donne en sois la paix du cœur.

cher frère,sœur,mère,père Africains pourquoi quant nous devons faire valoir se qui est de droit ,possible et praticable chez nous en Afrique centrale sa doit poser problème?Regardons de l’autre côté en Afrique de l’ouest avec la crise qu’à connus le Mali et garder les pays voisins en alerte tel que le Sénégal pour ne cité que sa.en Syrie quel était la réaction des turque ?même chose, la sécurité.alors pourquoi en faire une histoire particulier entre le Congo Brazzaville et la république démocratique du Congo ?

Si nous devons oublier nos droits et devoir envers nos populations, rappelons nous l’essentiel: sécurisé les personnes et les biens.

La paix et l’unité national se construit et L’opération mbata Ya bakolo est une initiative très bien pensée. Dommage que sa été Mal perçu par certaines personnes irrégulière de l’autre côté comme sa ce dit a Brazzaville. D’autre ont trouver mieux profite de l’occasion pour rentré comme pour la plus part ce sont des ex phase les agents et soldat qui ont servi Mobutu. Restons dans la logique et comprenons que ce pays a tous ces droit et que vu la situation; sans vouloir vexé un peuple africain le Congo se devait cela avec la situation de la centre Afrique, du Cameroun avec les enlèvement du boko aram disons nous la vérité .

Il serait dans l’intérêt de tous ,que de tel acte soit répété tous les six mois dans chacun de nos état respectives, afin de permettre le ralentissement pour ne pas dire l’arrêt des malfrats ,violeur, assassin etc autochtone comme expatrier .cela nous permettra également d’avoir le contrôle sut la sécurité nationale et une idée des résident sur le territoire national.

Arrêtons la désinformation et modernisons nos relation et nos institutions.Restons  sur des bonne base pour construire ensemble le contient sur des valeurs

Apporte nous la Démocratie:l’égalité le partage la justice,ont te suis!
380060_107791826007194_93967267_nL’École, la santé ,le travail ont te suis!
L’unité nationale elle concerne tous le monde!
Nous sommes(jeunes) l’avenir de demain

les jeunes de la stricte veulent un président, un décideur, pas un décident il veulent un dirigeant il veulent une direction il veulent que le Gabon devient une destination: touristique,Economique artistique académique. Donne a tous du travail et une rémunération digne d’un Gabonais.

ces quelque phrase disait de beaucoup; en un mot, le changement pour les années avenir; Mais aussi des orientations pour les prochaines années de pouvoir
,les maux prioritaire des gabonais ont été annoncer
Si chanté c’est aussi éduquer, que pouvons nous dire avant les prochaine élection de 2016?

Que devons nous demander cette fois sans vouloir abusé, bien que nous en sommes pas convaincu ,encore moins satisfait des aménagements dites entrepris depuis le 30/08/2009 jusqu’à nos jours,et cela c’est sans vouloir nous ingéré dans un vent politique. c’est Juste une vision nationaliste et apolitique que nous apportons par cette appréciation avant les présidentiel de 2016;

La jeunesse reste dans l’espoir d’être pris en considérations cette fois,après les multiples messages et  efforts fournis par les artistes autre fois a se sujet crucial qu’ ils ont choisi(les politiques)par  ce que nous  qualifions de mis en ballottage écarté et oublier cette charte qui ne s’ignores de tous.

Nous sommes les forces vive de la nation, alors donner nous cette place que nous méritons sans faire de politique.sans être dans un groupement de personne mystérieuse ou sans surpasser l’intelligence naturel.

Nous voulons d’un dirigeant, et une équipe  gouvernementale a ses coté, capable de comprendre mais aussi réalisé, les revendications de ces populations .

Dans population nous parlons de toutes classe social,politique,religieuse,racial et sexuel.

7
juin 2014

08 Juin 2009 au 08 Juin 2014, déjà 5 ans comme la blague

Cher compatriote,demain est un jours nouveau mais une date unique, 08 Juin 2009.Date connu de tous comme décès survenu du défunt président Omar Bongo Ondimba à Barcelone(Espagne).sans nous rendre compte, 5 bonne année se sont écouler après son décès.

La jeunesse par le bien de cette page trouves a dire:Nous sommes fière d’avoir connus ce Grand Homme de caractère et de tolérance,cette personne qui a su sans être passer parles grandes université gouverner et donner un sens au dialogue dans un pays.L’artiste Congolais Koffi Olomide a dit dans une de ces chanson » petit mais Costaud ».et nous le retrouvons dans ces mots(Omar Bongo Ondimba).

Le Gabon et ses ami(e)s frère et sœur ont reconnus votre passage sur terre,tout comme ils reconnaissent que vous auriez pu nous laisser un plus grand héritage.Mais comme tout être Humain, ont commet des erreurs et  les votre son pardonner ou que vous soyer.
Nous nous rappelons très bien de sa petite taille qu’il a su faire imposer dans l’Europe et le continent Africain et son sans complexe de taille devant des hommes comme Degaul et Chirac en France et Douif et Wade au Sénégal sans vouloir tous les cité .reconnaissons également la place politique et la confiance dont jouis le Gabon grâce a sa géo politique et ses Multiples réseaux diplomatique et amical dont il a su partager pour mener a bien les activités du pays.

Nous ne manquerons pas de reconnaître combien de fois il c’est battu pour préserver la stabilité et la paix social dont il a héritier de feu président leon Mba.

Nous remarquons et réalisons sont absence sur le territoire ce qui a valu une fois de plus se rappel en signe de reconnaissance.

Ou que tu soi repose en paix et veille sur ton peuple, car ce peuple ta choisi pour que même sous terre tu reste leurs président de cœur. 

 

11
mai 2014

bobmSuperstar du Reggae et prophète rasta, Bob Marley reste une des principales icônes du monde contemporain. Disparu prématurément en 1980, il a transformé un style issu de la musique populaire jamaïcaine en un mouvement majeur.
Phénomène plutôt rare, Bob Marley est à la fois adulé du grand public, qui découvrit le reggae avec lui, et des connaisseurs les plus exigeants. Retour sur la vie et l’œuvre du Duppy conqueror.


L’enfance d’un chef

« Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no’ nough« . ‘Them belly full

Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d’un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d’une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm’n'Blues entendus sur les radios de Miami.

Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers

- Les wailing wailers en 1964/65 -

avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement « Coxsone » Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee « Scratch » Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d’auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d’argent tout en étant d’énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l’île.

 

See Rasta

Jusqu’en 66, d’ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin’ razor, l’hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I’m the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d’artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style ‘rocker’ pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – « Gad the prophet » pour les Rastas et fondateur de l’Eglise des 12 tribus d’Israël – poursuivit l’éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d’avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c’est bien naturel) :

« You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari ».

Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d’Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c’est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D’ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : « but my hand was strenghtened by the hand of the almighty« .

A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d’envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l’évolution du reggae comme aucun autre artiste. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s’époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique.

« I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots« .

Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d’expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l’île.

« Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no’ nough« .

Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s’en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l’échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante :

« Didn’t my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn« .

En 1967, Marley cessa d’enregistrer, quitta Kingston et retourna dans sonis (12) village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu’il revint à Kingston à la fin de 68, il s’engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre. Ironie du sort, Marley s’était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité.

Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s’agit de Selassie I is the temple, Duppy conquerorSmall axeet Trench town rock.

Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d’Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d’Israël pour des imposteurs.

Bien que certains rasta extrémistes (secte Nyabinghi) considèrent qu’il faut tuer l’oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l’explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, « La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire« . Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l’éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s’interdisent de manger lorsque d’autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s’échangeant des services.

is (10)Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s’en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Au plus fort de la répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o’ wall, un endroit du bidonville où vivaient de nombreux rastas, dans des cabanes faites de bois et de tôle. A l’aube, alors que la population dormait, les policiers arrivèrent à la tête d’un convoi de bulldozers pour raser l’endroit. Dans la panique, beaucoup de femmes, d’enfants et d’hommes furent blessés et nombreux furent arrêtés. Ces épisodes inspirèrent un grand nombre de reggaemen, qui trouvaient là matière à actualiser leur combat contre l’oppression, contre l’injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.

Naturellement, la répression dont était victime le mouvement rasta, loin de l’affaiblir, renforçait sa popularité. Ses effectifs continuèrent d’augmenter tandis que le style rasta imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l’étroit dans les villes, les Rastas historiques encouragèrent bientôt les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du « shitstem » (= système de merde). Les Rastas ont une culture de l’autonomie, fondée sur la pêche, la culture et l’artisanat. Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d’un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l’île – à commencer par Kingston – en un lieu d’exposition et de méditation autour d’objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd’hui un grand nombre de touristes sur l’île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent un grand nombre de jeunes désœuvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des « rude boys » transformés en reggaeman – certes survolté – par l’influence des communautés rastas.

En 72, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre is (7)Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d’interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l’île, un marché noir très animé s’étant même développé à l’occasion de cette interdiction. Le JLP fut d’ailleurs défait cette année là, tandis que Michael Manley, leader du People’s National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique (« Me no sing politics, me sing bout freedom »), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l’occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice.

Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n’ont pas besoin d’intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu’ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader.

 

Wailers inna Ingland

En 72, alors que les Wailers travaillent sur une musique de film pour Nash en Angleterre, celui-ci les laisse en plan, partant aux États-Unis pour la promo d’un de ses disques. Les Wailers sont au bout du rouleau : Peter et Bunny ne supportent plus la grisaille londonienne, et veulent rentrer au pays. Déprimés et fauchés, les Wailers sont au point de rupture, lorsque Bob décide d’aller voir Chris Blackwell, le patron d’Island, une toute jeune maison de disque. Fils d’une famille de planteurs jamaïcains, élevé sur l’île et fan de ses musiques populaires, Blackwell connaît évidemment les Wailers. Il les engage, leur concède une avance et se montre pressé d’entamer une collaboration prometteuse.

- Les Wailers au grand complet lors de leur réprésentation à la BBC en 1973 -

Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d’albums chez Island. Tous furent disques d’or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d’or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).

 

Bob s’en va prématurément

« There’s a natural mystic flowing through the air/ If you listen carefully now you will hear/ This could be the first trumpet, might as well be the last … »
Natural mystic

A la fin des années 70, Bob apprend qu’il est malade. Atteint d’un cancer, il sait qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Il décide de poursuivre son œuvre, soucieux d’exploiter au mieux le laps de temps dont il dispose, pour aider ceux qu’il a toujours défendus.

En 78, la délégation sénégalaise aux Nations-Unies attribua à Bob Marley la médaille de la paix dans le tiers-monde (Third World peace medal) en remerciement de son influence en tant qu’artiste au service de la révolution. Pour le Zimbabwe, Marley organisa un concert au Boston’ Harvard Stadium afin de récolter des fonds pour la nouvelle Nation.

Lorsqu’il rentre d’Harare, où les Wailers viennent de donner un concert en l’honneur de l’indépendance du Zimbabwe, le 18 avril 1980, Bob sait qu’il est en phase terminale. Il travaille comme un lion pour mettre au point le journal de Tuff Gong, son studio d’enregistrement. Il le baptisa Survival et, malgré l’approche mystique et les passages consignant « les enseignements de Sa Majesté », le journal de Marley faisait l’effort de toucher les jeunes. Bob Marley termina sa vie en prenant soin d’aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d’auteur de certaines chansons à une Fondation dont l’objectif était d’aider les enfants du ghetto à s’alimenter correctement (the Hunger project). Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine :

« I and I made our contribution to the freedom of Zimbabwe. When we say Natty going to dub it up in a Zimbabwe, that’s exactly what we mean,  » give the people what they want  » Now they got what they want do they want more ?  » Yes « , the Freedom of South Africa. So Africa unite, unite, unite. You’re so right and let’s do it.« 

En septembre 80, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d’un malaise alors qu’il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d’un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s’avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie, un cancer du cerveau, dans la clinique du Dr. Joseph Issel, en RFA. Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d’une escale alors qu’il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l’embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.

- Dernière photo de groupe prise dans un ascenceur lors de la tournée américaine de 1980 -

Sa mort fut ponctuée de célébrations divers. Le mercredi 20 mai fut un jour de deuil national. Une cérémonie officielle eut lieu au Stade national, en présence de Sir Florizel Glasspole, le gouverneur général, de Michael Manley, le leader de l’opposition, et d’Edward Seaga, le premier ministre. Ce dernier annonça l’érection d’une statue en l’honneur de Bob Marley, la première du genre, dans le Jamaica Park. Il conclut en disant « May his soul find contentment in the achievment of his life and rejoice in the embrace of Jah Rastafari ». A ce moment, les milliers de Rastas venus rendre un dernier hommage à leur prophète acclamèrent Jah en reprenant en chœur « Rastafari ! Rastafari ! ». Dans la mort, la société officielle reconnaissait finalement Marley et son Dieu.

Agacés par cette forme de récupération, les Wailers poussèrent les barrières de police, prirent le cercueil dans lequel reposait Bob Marley et l’embarquèrent sur une camionnette. Ils partirent, suivis par un cortège incroyable, fait de bus, de voitures, de motos, de vélos et de gens courant derrière cette procession motorisée qui s’enfonçait dans le cœur de la Jamaïque, en direction des montagnes natales de Bob. Edward Seaga, décidé à ne pas se laisser écarter de l’événement, se fit transporter par hélicoptère jusqu’au temple qui devait accueillir la dépouille. Ce faisant, il arriva avant tout le monde, évitant le trajet sous le soleil, au milieu de la foule. La cérémonie eut lieu dans le plus grand désordre, une foule de plus de 10 000 personnes priant et chantant pour le départ du Dieu du reggae, tandis que les forces de police, à cheval, faisaient mine de vouloir ramener un ordre que personne n’entendait troubler.

 

Quelques événements devenus historiques

- 5 décembre 1976 : La tentative d’assassinat de Bob Marley en plein concert ne l’empêche pas de conclure sa performance mais le contraint à l’exil

- Bob à l'hopital après la tentative d'assassinat du 3 décembre 1976 -

«  I have to run like a fugitive to save the life I live  »
Iron Lion Zion

Cet événement historique témoigne de la violence endémique qui règne en Jamaïque et qui conditionne le contexte social, politique et culturel dans lequel le reggae s’est développé.

Bob avait accepté de participer au Smile Jamaica concert, programmé au National Heroes Park de Kingston le 5 décembre 1976. Bien qu’il se défende de faire de la politique, Le concert apparaît clairement comme un soutien de Bob au gouvernement de l’époque, dirigé par Michael Manley, le leader du parti de gauche, le PNPN.

- Le "Smile Jamaica Concert" eu lieu le 5 décembre 1976 pour promouvoir la paix en Jamaïque -

L’affiche du concert ‘Smile Jamaica’ contenait d’ailleurs la mention suivante : ‘Concert presented by Bob Marley in association with the Cultural Department of the Government of Jamaica’. Bob reçut des menaces de mort de la part des hommes de main du JLP, le parti de droite, convaincu que cette publicité fait à leurs adversaires politiques leur permettrait de gagner les élections à venir.

Quelques jours avant le concert, Bob et sa famille sont victimes d’une tentative d’assassinat à leur domicile, au 56 Hope Road. Un homme armé débarqua et se mit à tirer sur les personnes présentes. Don Taylor, le manager des Wailers, reçut quatre balles. Rita Marley fut également blessée de plusieurs balles. Bob, lui, fut touché à la poitrine et au bras gauche. Lewis Griffith, un ami de Bob, fut également blessé, assez sévèrement. Heureusement, personne ne fut tué cette nuit là. Choqué, tous se réfugièrent dans les montagnes au-dessus de Kingston, pour se mettre à l’abri. A ce moment, les Wailers ne savent plus s’ils doivent participer au concert.

Lorsque le moment de jouer arrive, c’est le groupe Third World qui débute le concert, Bob, Bunny et Peter étant absents. Burning Spear, également inscrit au programme, n’est pas là non plus. Attirée par l’affiche, plus de cinquante mille personnes s’amassent pourtant sur le lieu de l’événement. Finalement convaincu de venir par talkie-walkie – il peut entendre la foule réclamer sa venue – Bob descend à Kingston escorté par la police, dans une Volvo rouge où Bunny et Peter ont également pris place. Prévenue de l’arrivée imminente des Wailers, la foule de Heroes’s Park exulta, donna à l’instant une profonde intensité.

Lorsque Bob arriva sur scène, il s’adressa au public pour affirmer sa neutralité et apaiser les conflits latents.

« When me decided ta do dis yere concert two anna ‘alf months ago, me was told dere was no politics. I jus’ wanted ta play fe da love of da people.

Affaibli, incapable de tenir sa Gibson à cause de sa blessure, Bob annonça qu’il ne jouerait qu’une chanson. Sur ce, il entama un set époustouflant de 90 minutes, ouvert avec War. Heureux, victorieux et rigolard, Bob quitta la scène en mimant un cow-boy en plein duel, exhibant sa blessure puis partant dans une danse africaine. Après ce succès, Bob s’envola pour Londres, où il devait séjourner 18 mois, à l’abri des violences de la Jamaïque.

-22 avril 1978 : One love Peace Concert à Kingston : Bob réconcilie pour quelques heures les factions politiciennes qui déchirent la Jamaïque

- Bob réunit les mains des 2 rivaux politiques lors du "One Love Peace Concert" le 22 avril 1978 -

«  Emancipate yourself from mental slavery/ None but ourselves can free our minds …  »
Songs of freedom

Cet événement marque le retour triomphant de Bob Marley en Jamaïque après l’exil auquel l’avait forcé la tentative d’assassinat dont il avait été la victime. Au-delà de ces retrouvailles entre le dieu du reggae et ses fans, le concert est une date historique car elle marque la réconciliation, au moins symbolique, entre le Premier Ministre Michael Manley et le leader de l’opposition, Edward Seaga. Leur rivalité avait conduit l’île au bord de la guerre civile, les membres de chaque camp s’opposant de façon violente dans les rues de Kingston et des autres villes de l’île. Seul Bob Marley était en mesure d’initier un tel rapprochement. Par son charisme, il permet au peuple jamaïcain de retrouver un semblant de paix.

Au début de 1978, deux sujets de conversations occupaient les Jamaïcains. Le premier était la pénurie de produits alimentaires, orchestrée par les Etats-Unis pour déstabiliser le gouvernement de Michael Manley. Le second concernait l’imminent retour sur l’île de Bob Marley après son exil volontaire aux Etats-Unis.

Les deux partis du pays, le PNP (People’s National Party) et le parti de droite, le JLP (Jamaican Labour Party) avaient constitué des groupes armés pour porter dans la rue leur opposition idéologique. Les deux groupes recrutaient des hommes de main dans le ghetto, où les voyous étaient prêts à tout contre quelques dollars. Certains leaders, comme Claudie Massop pour le JLP ou Bucky Marshall pour le PNP, commencèrent même à acquérir un statut de superstar.

L’avion de Bob arriva à Kingston (aéroport Palisadoes/Norman Manley) le 26 février 1978. Dès cet instant, Bob Marley savait que son retour n’avait de sens que s’il parvenait à mettre fin à l’escalade de la violence, qui divisait l’île et effrayait ses habitants. Heureusement, le rapprochement avait été initié un peu plus tôt à Londres, début février. Lors d’un tournage vidéo, Bob avait été approché par des miliciens des deux camps, venus lui demander s’il accepterait de participer à un show, le « One Love Peace Concert », dont l’objectif était de mettre fin aux rivalités meurtrières.

Le concert connut un succès qui dépassa toutes les espérances, d’autant que les médias saisirent l’occasion pour se pencher sur la situation politique de l’île. Toutes les stars du reggae étaient présentes, dont Jacob Miller, Inner Circle, The Mighty Diamonds, Trinity, Dennis Brown, Culture, Dillinger, Big Youth et Ras Michael and The Sons of Negus. Pour marquer le coup, les Wailers décidèrent de sortir un album dédié à l’occasion, Kaya.

Pendant le concert, Bob Marley harangua Michael Manley et Edward Seaga, leur reprochant de persécuter les rastas pour leur amour de l’herbe. Il alluma un joint sur scène, puis leur demanda de le rejoindre pour se serrer la main, montrant par leur exemple que le combat politique devait rester un dialogue entre frères :

« To make everything come true, we’ve got to be together, yeah, yeah. And to the spirit of the most high, His Imperial Majesty Emperor Haile Selassie I, run lightning, leading the people of the slaves to shake hands. . . To show the people that you love them right, to show the people that you gonna unite, show the people that you’re over bright, show the people that everything is all right.
Watch, watch, watch, what you’re doing, because . . . I’m not so good at talking but I hope you understand what I’m trying to say. I’m trying to say, could we have, could we have, up here onstage here the presence of Mr. Michael Manley and Mr. Edward Seaga. I just want to shake hands and show the people that we’re gonna unite . . . we’re gonna unite . . . we’ve got to unite . . . The moon is high over my head, and I give my love instead. The moon is high over my head, and I give my love instead.
« 

Pour donner plus de force à cette réconciliation symbolique, Bob exhorta la jeunesse jamaïcaine à travailler pour la paix.

« Yes, the Peace, is really the Youth of Jamaica started it really. Asked me to help and get it together, y’know, knowing that I was one of the victims during the time of the politics. This peace work, it don’t stop … it never stop … We know it never stop. That mean, we the youth got a work to do.« 

-18 avril 1980 : Bob Marley fête l’indépendance du Zimbabwe

« Every man gotta right to decide his own destiny »
Zimbabwe

is (9)Le 17 avril 1980, Bob Marley joue à Harare, au Rufaro Stadium, à l’occasion des festivités qui marquent l’indépendance du pays. Il avait été invité par le gouvernement nouvellement élu, notamment en raison du soutien apporté à la ZANLA au travers de sa chanson Zimbabwe.

Personne n’avait songé à indiquer aux Wailers le cadre dans lequel ils allaient jouer : le show était programmé à la suite des cérémonies d’indépendance et pour un parterre exclusif de personnalités internationales, dont Robert Mugabe, le nouveau Premier Ministre, le Prince Charles et Indira Gandhi. En tout, 104 chefs d’Etat ou représentants assistaient à ce spectacle. De fait, les Wailers furent un peu pris par surprise, n’étant pas prêts lorsque le speaker annonça leur show, juste après la fin de la cérémonie d’indépendance.

En définitive, les premiers mots prononcés dans le Zimbabwe indépendant, alors que le nouveau drapeau était à peine hissé sur le mat furent

« Ladies and gentlemen, Bob Marley and the Wailers !« .

Bob cria « Viva Zimbabwe ! », et le show s’ouvrit sur Positive vibrations, avant de se poursuivre par Them belly full. Alors que Marley entamait I shot the sheriff, un chahut impressionnant commença : la foule amassée dehors, à la fois excitée et furieuse d’être tenue à l’écart de l’événement, se mit à s’agiter et cassa les portes du stade, provoquant un désordre inattendu. Les forces de l’ordre intervinrent pour stopper le concert. La police blanche de l’ex-Rhodesie balança des gaz lacrymogènes sur la foule noire amassée en dehors du stade. Les rythmes joués par Familyman, le bassiste des Wailers, faisaient monter la pression. L’ordre ne revint que lorsque les guérilleros de la ZANLA (Zimbabwe African National Liberation Army) traversèrent le stade le poing levé, assurant les personnes présentes que la police ne pouvait pas mettre fin aux célébrations.

Bob Marley revint sur scène après un quart d’heure d’interruption, en criant « Freedom ! ». Un speaker anglais, d’une voix pincée, lui annonça par haut-parleur « Bob Marley, you have exactly two minutes left ». Marley répondit par la provocation en entamant War, hymne à la paix et à la libération de l’Afrique, morceau d’anthologie créé par la mise en musique du discours prononcé par Heilé Sélassié devant les nations unies.

« Until the ignoble and unhappy regimes/ That now hold our brothers/ In Angola/ In Mozambique/ South Africa/ In subhuman bondage/ Have been toppled/ Utterly destroyed/ Everywhere is war »
War

Robert Nesta Marley dit BOB Marley dans artiste lion1

Certains spectateurs se joignirent à Bob Marley pour chanter et danser avec lui sur scène, reprenant en chœur un refrain adressé aux voisins sud-africains, où l’apartheid demeurait : « there will be war until South Africa is free« . Les scènes d’allégresse se poursuivirent, la foule étant désormais rassurée sur son avenir. La fête devenait une façon de montrer aux racistes blancs qu’un pays nouveau se construisait et que, contrairement à ce qui avait été dit, les noirs de Rhodésie ne devraient pas attendre 2035 pour prendre leur destin en main. L’atmosphère resta surréaliste. Neville Garrick, l’ingénieur rasta qui assurait la production des concerts des Wailers, avaient orienté son impressionnant dispositif de façon à pouvoir faire entendre la musique à la foule restée en dehors du stade, dans des conditions plus que satisfaisantes. Pour cela, plus de 40 ensembles de baffles, tweeters, mixers et jeux de lumières avaient été mobilisés. Ce n’était pas le convoi de semi-remorques qui suit aujourd’hui le Rolling Stones circus mais, pour l’époque et pour le lieu, l’effort était considérable. Le résultat était à la hauteur : la puissance sourde et lourde de la batterie s’entendait dans le ciel africain de la capitale libérée tandis que l’énergie, la force spirituelle, l’histoire et l’émotion du reggae se diffusaient autour du stade. Aussi, lorsque Marley gémit « we don’t need more trouble » (War), l’atmosphere devint plus calme.

Les deux dernières minutes concédées par le colonisateur sur le départ étaient quinze, les Wailers chantèrent « Africans a liberate Zimbabwe ». La foule reprit le refrain et Bob conclut son show en appelant à l’unité pan-africaine, composante essentielle du message rasta.

Bob réédita l’expérience le lendemain, offrant un concert gratuit à 100 000 personnes, les pauvres, les chômeurs et les ouvriers qui n’avaient pas pu assister aux célébrations depuis les gradins du stade. Les Wailers furent particulièrement bons, jouant avec une énergie proche de l’extase, bien que Bob Marley parut un ton en dessous de sa forme habituelle, sans doute un peu dépité par les gaz lacrymo de la veille et affaibli par la maladie. Pour lui, un nouveau combat débutait.

Les Wailers passèrent une semaine au Zimbabwe, se comportant en véritables ambassadeurs de la Nation Rasta. Il »ovganiisèrent des matches de foot amicaux, rencontrèrent le Président Canaan Banana et les guérilleros dans leurs camps.

Abdoulaye Wadeaprès de longues heurs d’attente et des jours il (Me Abdoulaye Wade)est finalement rentrer au pays, le retour prévus normalement depuis  le 23/04/2014 à 16h qui a valu son cour séjour obligatoire par les autorités sénégalaises selon les libéraux ,Me Abdoulaye Wade ex président sénégalais de 2000 à 2012  est finalement rentré après 48h bloqué au Maroc.

Le Pape du Sopi Me Abdoulaye Wade est de retour et ne manque pas de montrer son mécontentement des autorités qui ont orchestrée son retard depuis 48h, en renoncent a tout les honneurs qui lui ont été attribuer pour son statut d’ancien chef d’état comme le salon présidentiel ou le salon d’honneur et la Mercedes sensée le prendre au bas du vol comme c’est hommes de mains et cadre politique ont été interdit d’accès pour lui offrir un accueil digne de chef de partie, de rassembleur  pour se fondre comme tout citoyens dans la masse par la porte d’arrivée réservée aux passager ordinaires

a 21h37mn vêtus d’un grand boubou au couleur du partie Bleu ciel, coiffé d’un bonnet rouge a l’aéroport Léopold sedar Senghor  mains fermer soulever ver la grande foule qui lui attendais depuis 48h et le peuple se mis a crier « Gorgui,mo bari doolé(le vieux est puissant) »"Gorgui Balniou,danio dioum(le vieux pardon! On s’est trompés).On aurait du vous accorder 3 autres années au lieu de voter pour Macky Sall » crie encore un groupe des jeunes surexcités et le pape que dire « je suis venu pour monter la solution »"il est entour de 5 vauriens«  »on ne peut ignorer la volonté d’un peuple » et la foule l’accompagne au siège du partie ou ils était attendu par la plus part des cadre libéraux.

Pour certains comme MAME MBAYE NIANG ,responsable de l’alliance pour la république(APR)partie au pouvoir  »"sa venu serais du au faite que sont fils sois emprisonner depuis le 17/04/13 soit un Ans et plus pour les biens mal acquis  » et promet riposter avec son équipe aux propos du Maitre.

recueillis de ces propos  au siège du partie démocratique Sénégalais(P.D.S) après deux longues heurs de route entre l’aéroport et la maison du partie  Me Abdoulaye Wade le pape du sopi: » déclare au militant et partisans les raisons de son retour « je me suis absenté pour ne pas gêner mon successeur. Je disais qu’il peut réussir comme il peut échouer.si je suis là et qu’il échoue  , on dira que c  ’est moi. Mais comme je n’étais pas là, il est le seul responsable de ses résultats plus exactement de l’absence de résultats. Jai senti à distance les souffrances du peuple dans toutes ses composantes. Je viens au soutien de mes collaborateur dont on a dresser une liste de 25 personnes tout issu pour la plus par de mon partie, pour d’autre avec qui Jai us de bon rapport on été mis sur surveillance, résidence surveiller, interdiction de sortie du territoire plus grave emprisonne certains  sans aucunes base légale .

C’est en écoutant les souffrance de mon peuple que j’ai décidé de venir pour l’écouter et pour lui indiquer les solutions. Parce qu’elles existent. Nous ne pouvons pas continuer à laisser le Sénégal se détériorer d cette façon » et ne s’arrête pas là! Pour le maitre de jeu (Me Abdoulaye Wade)Macky seul ne pouvait avoir cette idée de chasse au sorcière ils est entrainer par son entourage(les 5vauriens); il adresse un message rude et salé a l’entourage du Président Macky  Sall « on ne peut tourner le dos a aux aspirations du peuple pour faire plaisir à cinq personnes, de pauvres types qui ne représentent absolument rien. Ces personnes l’ont poussé jusqu’à mettre la mais sur ma maison, mais s’il ne l’enlève pas, il aura du pain sur la planche. » force est de comprendre l’arriver de maitre Abdoulaye Wade comme sauveur d’un partie qui semblai mourir de leader potentiellement charismatique pour réunir les troupes pour les prochaines élections locale après une grandes dispersion et disparition des libéraux depuis la défaite au élections présidentiel du 25 Mars 2012 sans oublier l’instinct paternel qui cadre sa motivation a savoir que son fils biologique Karim Wade soit emprisonner depuis 1 ans et demi ce qu’il trouve a normale dans une procédure judicaire indépendante de l’exécutif. pape du sopi Me Abdoulaye Wade  rentre avec un calendrier bien charger et annonce un meeting dans les jours avenir.

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